Activité physique : comprendre les freins pour mieux s'engager dans un objectif de santé

Conférence Hub Innov 2025 - Fondation USMB
―@laurenterrigeolS’engager dans une activité physique régulière semble être une évidence pour la santé, et pourtant, ce comportement reste difficile à maintenir dans la durée. Malgré une prise de conscience collective de ses bienfaits, les tentatives d’adoption échouent souvent face à des obstacles bien ancrés : manque d’énergie, priorités concurrentes, manque de temps, démotivation…
Pourtant, les données scientifiques sont claires : l’activité physique est un puissant levier de santé, qualifié de « miracle cure » par le Royal College of Medicine. À l’inverse, la sédentarité constitue un facteur de risque majeur, trop souvent sous-estimé. Mais notre environnement moderne est structuré autour de la facilité, limitant les occasions de mouvement et renforçant les comportements sédentaires.
Sur le plan neuropsychologique, lutter contre ses pulsions sédentaires nécessite l’activation du cortex préfrontal, impliqué dans le self-control et l’autorégulation. C’est en dépassant l’inertie initiale que l’on peut enclencher un cercle vertueux, où l’activité physique, en activant les circuits de la récompense, devient source de plaisir. Loin du dogme du no pain no gain, il s’agit de remettre le plaisir et la progressivité au cœur de la démarche.
Dans cette perspective, le projet EffortLESS explore de nouvelles stratégies pour diminuer la perception de l’effort, rendre l’exercice plus agréable et ainsi favoriser un engagement durable. Parce que pour bouger mieux, il faut aussi apprendre à bouger avec plaisir.